Nous avons 17 invités et aucun membre en ligne

Mercredi - Sem. 32 0 5 Août Abel OGibbeuse décroissante
La grande chose de la démocratie, c’est la solidarité. La solidarité est au delà de la fraternité ; la fraternité n’est qu’une idée humaine, la solidarité est une idée universelle ; universelle, c’est-à-dire divine ; et c’est là, c’est à ce point culminant que le glorieux instinct démocratique est allé. Il a dépassé la fraternité pour arriver à l’adhérence. Adhérence avec quoi ? avec Pan ; avec Tout. Car le propre de la solidarité, c’est de ne point admettre d’exclusion. Si la solidarité est vraie, elle est nécessairement générale. Toute vérité est une lueur de l’absolu. Victor Hugo

Article à lire

Le Maroc, une cible importante pour la c…

20-09-2019 Hits:962 Actualités Aouragh Aziz - avatar Aouragh Aziz

  Le Maroc, une cible importante pour la cybercriminalité Le Maroc demeure une cible importante pour la cybercriminalité. Il est, d’ailleurs, classé au troisième rang des pays les plus ciblés en Afrique...

Read more

PATRIMOINE IMMATERIEL

17-11-2011 Hits:1575 Ecrivain Poète M.K.BENNANI  - avatar M.K.BENNANI

Les recettes du terroir alléchantes, qui se faisaient avec des produits bio, donnent aujourd’hui de la valeur à la gastronomie et appellent à la mise en vigueur de ces cultures...

Read more

Kamel Daoud: Je suis marocain

05-06-2018 Hits:1475 Jean BERTOLINO Super Utilisateur - avatar Super Utilisateur

Il faut le rappeler pour contrer ce curieux esprit anti-marocain dont font pain à la fois les islamistes, les populistes et les propagandes pour se nourrir et manger nos enfants. C'est...

Read more

Ma Grande Sœur

29-05-2018 Hits:1371 Jean BERTOLINO Super Utilisateur - avatar Super Utilisateur

  J’avais un petit frère qui, parti avant l’heure, A laissé un grand vide tout au fond de mon cœur. J’ai une grande sœur de un an mon ainée Qui dans la solitude s’est...

Read more

TABLEAU NOIR

11-11-2016 Hits:1485 Sysiphe Haroun Aouragh Aziz - avatar Aouragh Aziz

L’école était pour moi un refuge, une bulle salvatrice qui me soustrait de la déperdition dans les dédalles de notre bidonville, squatté par des bandes rivales. Elle m’apportait la...

Read more
FaceBookTwitterGoogle+Instagram

S'UNIR

Les années de plomb au Maroc

  • ROYER Philippe,
  • le 01/10/2003 à 00:00

Le cinéma marocain monte en puissance, et pourrait bien ravir la place qu'occupait jusqu'alors le grand écran tunisien, où une nouvelle génération de réalisateurs a éclos dans les années 1990, mais semble s'être tue. À preuve, ce premier long métrage de Faouzi Bensaidi, Mille mois. Un film ambitieux, récompensé par un prix de la Jeunesse au dernier Festival de Cannes, réalisé par un cinéaste qui a d'abord suivi le Conservatoire d'art dramatique à Paris, avant de réaliser des courts métrages et de travailler avec André Téchiné.

 

Mille mois a pour cadre le début des années 1980. Une période sombre dans l'histoire du pays, marquée par l'arrestation massive d'opposants au roi Hassan II. Qu'un film marocain puisse l'évoquer librement et fasse l'ouverture du Festival de Marrakech (lire encadré) est déjà en soi une bonne nouvelle. La période n'est pas dépeinte frontalement, mais elle est vue à travers les yeux d'un enfant dont le père, un instituteur, est emprisonné depuis de longs mois, sans que l'amorce d'un procès se dessine. Sa mère a dû trouver refuge à la campagne, chez son beau-père, lequel a été déchu de son patrimoine foncier. Tous deux font croire à Mehdi que son père est parti travailler en France. L'enfant ne se doute de rien et vit dans l'attente de son retour.

La chronique d'une vie soumise aux pouvoirs, petits et grands

Le cinéaste a ramassé l'histoire dans le temps du Ramadan. Privé de ses terres, le grand-père doit se résoudre à vendre ses meubles afin de faire vivre la maisonnée. La vie de la mère de Medhi s'écoule dans l'angoisse, entre les visites à la prison dans la ville voisine et celles d'un ami de son mari, qui cherche à apaiser sa douleur. En ville, le bouillonnement est quotidien. La fille du caïd, une adolescente avide d'émancipation, en ramène la chronique...

Faouzi Bensaidi a distillé avec subtilité l'infinité d'abus de pouvoir dont la société marocaine est le théâtre. Des plus grossiers au plus insidieux : l'emprisonnement arbitraire, mais aussi les abus de l'instituteur qui frappe les enfants au moindre prétexte, comme ceux des « religieux » du village, vouant à l'enfer quiconque sort des rails. Ultime abus, celui du nouveau caïd, imposant d'emblée une autorité sans discussion, et pressé de prendre femme dans le village. Sa noce finira dans les flammes, métaphore de la révolte qui gronde dans le pays.

Le cinéaste a choisi de réaliser son film en scope, avec un parti pris : les personnages occupent systématiquement le centre de l'écran, afin de donner à chacun une valeur identique. Le procédé d'abord intrigue, agace, puis séduit. Il évite au regard de se perdre dans l'infinité du désert marocain et lui impose une attention de chaque instant servant les personnages... qui deviennent des personnes à part entière, dont on peut sonder l'intimité. Chapeau !

Ph. R.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Connexion

547778
Aujourd'hui
Hier
Ce Mois
All days
315
706
3429
547778

Votre IP: 3.228.220.31
5-08-2020

 Le respect de votre vie privée est notre priorité

Sur midelt.fr, nous utilisons des cookies et des données non sensibles pour gérer notre site.
A quoi nous servent ces cookies ?
Ils nous permettent de mesurer notre audience, de vous proposer des contenus éditoriaux et services plus adaptés et vous permettent de partager nos articles sur vos réseaux sociaux comme Facebook.
Cliquez sur le bouton pour valider votre consentement sachant que vous pouvez modifier vos préférences à tout moment sur notre site.